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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

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Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Archives

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 13:23

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Sonja Suder a fait l'objet d'une mesure de maintien en détention. Pour l'étayer, les juges allemands se sont appuyés sur les déclarations de H.J. Klein et   ... sur un prétendu risque de fuite.

 

Si Christian Gauger et Sonja Suder avaient voulu fuir, ils auraient pu le faire depuis longtemps. Depuis en tous les cas la nouvelle mesure d'extradition prise en 2009 et la décision favorable de l'Etat français de les livrer.

 

C'est donc un prétexte pour la présenter comme prisonnière, et pourquoi pas présumée coupable (!), lors de son procès et pour exercer sur elle le maximum de pression.

 

Une initiative vous propose d'adresser aux juges allemands le fax suivant. Vous disposez pour cela du texte en allemand, du fax et du numéro de dossier (Aktenzeichen)

 

linter

 


Liberté pour Sonja Suder!

 

Mesdames, Messieurs les Juges,

 

Nous sommes témoins de la constante décision de Sonja Suder, et ceci depuis 1999, date de la première demande d'extradition engagée contre elle par l'Allemagne, de ne pas se soustraire aux procédures judiciaires.

 

En Février 2010, elle le déclarait au Taz (quotidien berlinois) : « Après la nouvelle jurisprudence européenne de 2007, nous avons été arrêtés une seconde fois en France. Depuis 2007, nous devons compter avec une extradition possible à tout moment bien que la France l’ait refusée en 2001 »

 

En 2011, bien que mis en liberté pendant l’instruction et informés depuis plus d’un an de la décision française de les extrader, c’est pourtant chez eux que Sonja Suder et Christian Gauger ont été arrêtés pour être remis entre vos mains !

 

Prétexter un risque de fuite pour maintenir Sonja Suder en prison préventive pendant de longs mois d’instruction et de procès est un argument fallacieux. Refuser sa mise en liberté manifeste un parti pris punitif et un mépris total des faits.

 

Un tel acharnement est inquiétant et inadmissible, c'est pourquoi nous soutenons la démarche de Sonja Suder qui, confrontée à la partialité évidente des juges, a demandé leur récusation.


Fax: 0049 69 1367 6050

Aktenzeichen 5/22Ks6150Js25777/94 (13/11)

Freiheit für Sonja Suder!

An das Richterkollegium,


Wir können die, seit 1999 als zum ersten Mal gegen sie ein deutscher Auslieferungsantrag gestellt wurde, durchgängige Entscheidung Sonja Suders sich nicht dem Justizverfahren zu widersetzen bezeugen.


Im Februar 2010 erklärte sie der TAZ gegenüber: „Nachdem die neue EU-Rechtsprechung kam, sind wir 2007 ein zweites Mal in Frankreich verhaftet worden.[ …] Und seit 2009 müssen wir täglich mit der Auslieferung rechnen, obwohl das französische Gericht im Jahr 2001 eine Auslieferung bereits abgelehnt hatte.“


2011 wurden Sonja Suder und Christian Gauger während des Untersuchungsverfahrens freigelassen und wussten seit mehr als einem Jahr über die Entscheidung Frankreichs sie auszuliefern Bescheid. Sie wurden jedoch in ihrem eigenen Zuhause verhaftet und Ihnen überstellt.


Ein Fluchtrisiko zum Vorwand zu nehmen, um Sonja Suder weiterhin monatelang während des Untersuchungsverfahrens in Haft zu belassen, ist fadenscheinig.


Ihre Freilassung abzulehnen ist der Ausdruck einer maßregelnden Befangenheit und einer kompletten Missachtung der Tatsachen.

 

Eine derartige Verbissenheit ist besorgniserregend und inakzeptabel. Deshalb unterstützen wir den Befangenheitsantrag Sonjas, die mit einer offensichtlichen Voreingenommenheit der Richter konfrontiert ist.

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 13:44

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Libérez Georges Ibrahim Abdallah  jeudi 16.02.2012, 14:00


http://www.lavenirdelartois.fr/actualite/Pays_d_Artois/Auchellois/2012/02/16/article_liberez_georges_ibrahim_abdallah.shtml


Jacques Kmieciak, André Delcourt et Amel Mostafa se sont mobilisés. Jacques Kmieciak, André Delcourt et Amel Mostafa se sont mobilisés.

 

Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné en France depuis 28 ans pour « avoir combattu l'impérialisme et le sionisme ».

 

Jeudi 9 février, une journée de mobilisation était programmée.


Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste révolutionnaire arabe qui, au sein de son organisation des Fractions armées révolutionnaires libanaises, a lutté avec acharnement contre les criminels impérialistes et leurs alliés sionistes, rappelle le comité Libérez-les de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques 59/62.


« En 1984, il est arrêté à Lyon pour une histoire de vrai-faux passeport, explique Jacques Kmieciak, membre du comité Libérez-les. En 1986, une série d'attentats est commise en France. On retrouve des armes chez lui alors qu'il est emprisonné depuis deux ans. Il est rejugé en 1987 : le procureur de la République demande dix ans de prison mais il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, sous l'influence des États-Unis et d'Israël, pour complicité d'assassinat d'un membre de la CIA et d'un agent du Mossad, les services secrets israéliens ». Le militant poursuit : « En 1999, sa peine de sûreté se termine. Il a fait sept demandes de libération conditionnelle qui ont été rejetées, sauf une qui a finalement été cassée, sous la pression des États-Unis et d'Israël. Ça lui a mis un coup au moral et il n'a pas fait de huitième demande puisque sa libération relève d'une décision politique ». Le préfet Yves Bonnet, ancien patron de la DST et ancien député, a reconnu que Georges Ibrahim Abdallah est l'objet d'une machination politique et a demandé la libération du plus vieux prisonnier politique en France, souligne encore Jacques Kmieciak.


Avant d'ajouter : « Le collectif de soutien à Georges Ibrahim Abdallah au Liban a rencontré le premier ministre, en décembre, qui a promis de faire quelque chose au niveau du gouvernement français ». Vendredi 10 et samedi 11 février, une visite officielle du premier ministre libanais était prévue en France.

Des cartes postales pour sensibiliser la population


C'est pourquoi une journée nationale de mobilisation avait été organisée la veille. Des rassemblements étaient programmés à Lille, Paris, Toulouse, Lannezeman (Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné dans les Pyrénées)... Le comité Libérez-les, soutenu par les Jeunes communistes, s'est associé à la ville de Calonne-Ricouart et au Parti communiste local puisque le maire André Delcourt s'est inscrit, depuis plusieurs années, dans une stratégie de solidarité.


En 2009, un colloque sur les prisonniers politiques en Europe s'était tenu en mairie et un an après, une banderole demandant la libération du prisonnier avait été déployée devant l'hôtel de ville. Une pétition a aussi été lancée par le PC.


Avec André Delcourt, le comité a eu l'idée de créer une carte postale sur laquelle on pourra lire "28 ans, ça suffit ! Libérez Georges Ibrahim Abdallah", à adresser au président de la République. Les cartes seront distribuées dans les réseaux militants et disponibles auprès d'André Delcourt. Un déploiement de banderole est également envisagé sur le terril de Maisnil-lès-Ruitz - elle serait visible de la rocade. « Ce sont des moyens de sensibiliser la population. » Car le comité entend bien travailler à la médiatisation de cette affaire, très peu évoquée.
Quant à André Delcourt, il pense à faire de Georges Ibrahim Abdallah un citoyen d'honneur de la commune. Ce serait une première en France...


G. D.

 

Sur le lien ci-dessus, l'article paru dans L'Avenir de l'Artois (édition Bruaysis), un hebdomadaire du Pas-de-Calais, du 16 février 2012.  Hormis quelques imprécisions (pas d'évocation de sa 8e demande de libération conditionnelle), la restitution des propos est globalement correcte. Bien fraternellement. Jacques,"Libérez-les !"


Nombreuses initiatives pour exiger la libération de Georges Abdallah.

sur liberonsgeorges.over-blog.com


pochoir george-ibrahim-abdallahLa mobilisation internationale pour exiger la libération de Georges Abdallah s'est intensifiée à l'occasion de la venue à Paris les 10 et 11 février du Premier ministre libanais Najib Mikati.


Celui-ci avait promis au comité libanais de la Campagne internationale pour la libération de Georges Abdallah, rencontré avant son départ de Beyrouth, de parler du dossier Abdallah au gouvernement français.


Ce qui fut fait.


Ci-joint la liste des multiples initiatives des comités de soutien :


Marseille : une intervention au meeting de S. Royal (à voir ici ), quelques traces du passage d'un commando anonyme devant l'ambassade libanaise (à voir ici), et un rassemblement d'une trentaine de personnes avec distribution de tracts.


Bordeaux : un rassemblement d'une cinquantaine de personnes (photo) et une lettre envoyée précédemment à A.Juppé, maire de la ville et ministre des Affaires étrangères (à lire ici). 


Lille : une émission sur radio Campus Lille, une conférence de Presse à Calonne-Ricouart (doc à lire ici) et un rassemblement.


Pau : un rassemblement d'une soixantaine de personnes devant la Préfecture avec distribution de tracts (photo)       


Lyon : une lettre ouverte au Président de la République (à lire ici)

Paris : une conférence de presse avec J.Vergès, A.Gresh, S.Quadruppani et Mendès-France et un rassemblement d'une cinquantaine de participants (Agen, Pcmf, NPA, CAPJPO, PIR, PCL, VP, ...). Voir la vidéo ici 

Tunis : rassemblement devant l'ambassade de France (photo)et un télégramme adressé à l'ambassadeur exigeant la libération immédiate de Georges Abdallah.

Beyrouth : une conférence de presse organisée par l'UJDL avec la famille le 7 février et un rassemblement prévu le 15 février devant l'ambassade de France.

Oman : une lettre écrite à l'ambassade de France à Mascate.

et... de Jérusalem, Salah Hamouri a envoyé un message de solidarité à Georges Abdallah.
         
De nouvelles initiatives sont en cours...
La lutte continue !
Libérez Georges Abdallah !
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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 13:18

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Le collectif antifasciste de Lille organise un rassemblement antifasciste le samedi 18 février à 15h Grand Place à Lille.
 
Comme en 2007, le Front National vient lancer sa campagne présidentielle dans le Nord Pas-de-Calais. Le week-end du 18/19 février, Marine Le Pen vient au Grand Palais de Lille déverser sa propagande nauséabonde : antisociale au service du grand patronat, fondée sur des valeurs racistes, d’apartheid social et d’ordre moral réactionnaire.
 
L’extrême droite et particulièrement le FN profite d’un contexte de crise et progresse partout en Europe. Partout elle déverse ses thèses racistes et xénophobes.
 
La destruction des acquis sociaux par le gouvernement actuel mais également par les précédents, brise les solidarités des travailleurs et des précaires et les propos des membres du gouvernement banalisent le discours raciste et autoritaire du Front National. Arrogance et mépris à l’égard du mouvement social, des sans-papiers, des chômeurs, des jeunes et des précaires, amalgame entre immigration et délinquance, flicage de la société font le lit de l’extrême droite.
 
Nous tenons à réaffirmer que le FN n’est pas un parti comme les autres et que le racisme n’est pas une opinion !
 
Nous condamnons et rejetons toute idéologie et toute politique qui repose sur la répression, l’insécurité sociale, l’exclusion, la haine, le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme, le sexisme et l’homophobie.
 
Nous devons montrer notre opposition et notre détermination aux racistes et aux fascistes partout où ils se croient chez eux. C’est par nos mobilisations, l’affirmation de nos valeurs que nous pourrons faire reculer la gangrène fasciste et faire avancer nos valeurs de solidarité, d’égalité des droits et de justice sociale.
Montrons dans la rue que nous ne voulons pas de l’extrême droite dans le Nord-Pas-de-Calais (ni ailleurs) !
 
Mobilisons-nous le samedi 18 février à 15h Grand Place à Lille pour un grand rassemblement antifasciste.
 
                                                                                              Le collectif antifasciste de Lille
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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 00:13

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Transmis par un camarade

 


En direct de Brest la Rouge, pour faire connaître ce titre.

 

écouter-voir

  http://www.youtube.com/watch?v=cJguE7V2y7E

 

 

Ajoutée par le 15 févr. 2012.Titre extrait de la RASHANE chapter 2 (BZH hip-hop underground)! produit et réalisé par RAAN (R2AN-RECORDZ), mixé et masterisé par BRUNO SOURICE ! CD disponible sur commande  "rashaneproductions@hotmail.fr" ! téléchargement gratuit ici :http://www.mediafire.com/?48ph27thurpvyx3.  (et pleins de sons à télécharger gratuitement sur http://www.wix.com/bzhr2an/r2an-recordz).

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:54

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la libye civilisation-0e45b


Le discours sur l'inégalité des civilisations qui a permis tous les colonialismes, tous les fascismes revient au premier plan. Vieux réflexe du capitalisme pour rallier les "consciences" à son exploitation, aux guerres, aux exclusions.

 

Du discours sur l'inégalité des races à celui sur l'inégalité des civilisations, il n'y a qu'un pas. On gomme ce qui n'est plus acceptable, l'approche physique et on met en avant les droits de l'homme qui serait l'apanage de nos sociétés. 

 

Pourtant, il y a bien longtemps la conquête de l'Amérique du Sud, puis le colonialisme du XIXème siècle, le nazisme, et aujourd'hui les guerres en Irak, en Libye et celle que l'on voudrait en Syrie, les milliers de morts aux frontières des Etats développées, l'exploitation de continents entiers ne sont -ils pas le fait de cette civilisation si "supérieure".

 

La déclaration de S. Letchimy a fait lever les boucliers de l'indignation des classes dirigeantes. Pourtant, et il faut la lire, elle est d'une grande sobriété et étayée. Elle s'interroge sur les origines du colonialisme, du nazisme. Mais c'est ce que le pouvoir veut à tout prix éviter. Car réfléchir sur les origines du nazisme et des camps met en lumière la responsabilité d'une pensée et d'une pratique raciste, expression et moyen au service du capitalisme.

 

Il faut s'interroger sur les raisons de l'affirmation forte aujourd'hui de ce discours sur l'inégalité des civilisations si l'on veut combattre ce vers quoi la société capitaliste peut toujours tendre: le fascisme, en changeant de bouc émissaire et de formes, mais avec les mêmes effets et les mêmes risques pour l'humain, pour l'humanité

 

Et combattre ce qu'elle est déjà aujourd'hui: fauteuse de guerre, d'inégalité, d'exploitation, et d'asservissement de la pensée aux "valeurs" les plus condamnables et les plus dangereuses de division, d'exclusion et de rejet de l'autre?

 


Au nom de la civilisation

Réné Vauthier

 

écouter-voir


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=pKJ8rejC1dU#t=0s

 


Lire-voir

 

Par l'occupation italienne, la Tripolitaine s'ouvre enfin à la civilisation

 

linter avait relayé cet article de la ldh Toulon à propos de cette affiche de 1911.

 

Lybie - Quand on vous dit continuité de l'impérialisme ...! Affiche "Par l'occupation italienne, la Tripolitaine s'ouvre enfin à la civilisation."


Nous vous proposons aussi de lire

 

la déclaration de Serge Letchimy

 

Monsieur le Premier ministre,


Nous savions que pour M. Guéant, la distance entre « immigration » et « invasion » est totalement inexistante, et qu’il peut savamment entretenir la confusion entre civilisation et régime politique.
 

Ce n’est pas un dérapage !

C’est une constante parfaitement volontaire !

En clair : c’est un état d’esprit  et c’est presque une croisade!


Mr guéant, vous déclarez, du fond de votre abîme, sans remords ni regrets, que «toutes les civilisations ne se valent pas ». Que certaines seraient plus « avancées » ou « supérieures » à d’autres.


Non, monsieur Guéant, ce n est pas du bon sens» !
C’est simplement une injure faite à l’homme !
C’est une négation de la richesse des aventures humaines !
Et c’est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations !


Aucune civilisation ne détient l’apanage des ténèbres ou de l’auguste éclat !
Aucun peuple n’a le monopole de la beauté, de la science, du progrès, et de l’intelligence !

Montaigne disait que « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ».
J’y souscris.


Mais vous Mr Guéant, vous privilégiez l’ombre !
Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial.
Monsieur Guéant le régime nazi, si soucieux de purification, si hostile à toutes les différences, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ?
Il existe, M. le Premier Ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque que vous tentez de récupérer sur les terrains du front national.

C’est un jeu dangereux et une démagogie inacceptable.


Mais, il en existe une autre vision : celle de Montaigne, de Montesquieu, de Condorcet, de Voltaire, de Schœlcher, de Hugo, de Césaire, de Fanon, et de bien d’autres encore !
Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme, dans son identité et dans sa différence, porte l’humaine condition, et que c’est dans la différence que nous devons chercher le grand moteur de nos alliances !


Alors monsieur le premier ministre : Quand, mais quand donc votre ministre de l’intérieur cessera t-il de porter outrageusement atteinte à l’image de votre gouvernement et à l’honneur de la France ?


Serge LETCHIMY
Député de la Martinique.

 

http://www.serge-letchimy.fr/2012/02/07/question-au-premier-ministre-sur-les-propos-de-mr-gueant/

 


Et un article sur  comprendre-avec-rosa-luxemburg.over-blog.com

Et à ce propos sur bellaciao http://bellaciao.org/fr/spip.php?article125261

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 23:02

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Vidéos de linter: L'intervention militaire occidentale en Libye et les révoltes dans les pays arabes. Samir Amin, le 29 juin 2011 :  1ère partie -   2ème Partie   

bombardements.jpg


  Samir Amin, le 30 janvier 2012

A lire et à discuter:


LES VICTOIRES ELECTORALES DE L’ISLAM POLITIQUE EN EGYPTE ET EN TUNISIE


La victoire électorale des Frères Musulmans et des Salafistes en Egypte (janvier 2012) n’est guère surprenante. La dégradation produite par la mondialisation capitaliste contemporaine a entraîné un gonflement prodigieux des activités dites « informelles », qui, en Egypte, fournissent leurs moyens de survie à plus de la moitié de la population (les statistiques disent : 60%). Or les Frères Musulmans, sont fort bien placées pour tirer profit de cette dégradation et en perpétuer la reproduction. Leur idéologie simple donne une légitimité à cette économie primitive de marché/ de bazar. Les moyens financiers fabuleux mis à leur disposition (par le Golfe) permettent de le traduire en moyens d’action efficaces : avances financières à l’économie informelle, charité d’accompagnement (centres de soins et autres).

 

C’est par ce moyen que les Frères s’implantent dans la société réelle et la place sous leur dépendance. Mais ce succès aurait été difficile s’il n’avait pas répondu parfaitement aux objectifs des pays du Golfe, de Washington et d’Israël. Ces trois alliés intimes partagent la même préoccupation : faire échouer le redressement de l’Egypte. Car une Egypte forte, debout, c’est la fin du triple hégémonisme du Golfe (la soumission au discours de l’islamisation de la société), des Etats Unis (l’Egypte compradorisée et misérabilisée reste dans leur giron) et d’Israël (l’Egypte impuissante laisse faire en Palestine).


L’avortement planifié de la « révolution égyptienne » garantirait donc la continuité du système mis en place depuis Sadate, fondé sur l’alliance du commandement de l’armée et de l’Islam politique. Une révision du dosage dans le partage des bénéfices de cette alliance au bénéfice des Frères peut néanmoins s’avérer difficile.

 

L’Assemblée Constituante sortie des élections d’octobre 2011 en Tunisie sera dominée par un bloc de droite qui associera le parti islamiste Ennahda et les nombreux cadres réactionnaires, hier encore associés au régime de Ben Ali, toujours en place et infiltrés dans les « nouveaux partis » sous le nom de « bourguibistes » ! Les uns et les autres partagent le même ralliement inconditionnel à « l’économie de marché » telle qu’elle est, c’est-à-dire un système de capitalisme dépendant et subalterne. La France et les Etats Unis, n’en demandent pas plus : « tout changer afin que rien ne change ».


Deux changements sont néanmoins à l’ordre du jour. Positif : une démocratie politique mais non sociale (c’est-à-dire une « démocratie de faible intensité ») qui tolérera la diversité des opinions, respectera davantage les « droits de l’homme » et mettra un terme aux horreurs policières du régime précédent. Négatif : un recul probable des droits des femmes. Autrement dit un retour à un « bourguibisme » pluripartiste coloré d’islamisme. Le plan des puissances occidentales, fondé sur le pouvoir du bloc réactionnaire compradore, mettra un terme à cette transition qu’on voulait « courte » (ce que le mouvement a accepté sans en mesurer les conséquences), ne laissant pas le temps aux luttes sociales pour s’organiser, et permettra la mise en place de sa « légitimité » exclusive, à travers des élections « correctes ». Le mouvement tunisien s’était largement désintéréssé de la « politique économique » du régime déchu, concentrant ses critiques sur la « corruption » du président et de sa famille. Beaucoup des contestataires, même « à gauche » ne remettaient pas en cause les orientations fondamentales du mode de développement mis en œuvre Bourguiba et Ben Ali. L’issue était donc prévisible.

 

Il reste que les mêmes causes produisent parfois les mêmes effets. Que penseront et feront les classes populaires en Egypte et en Tunisie quand elles verront se poursuivre inexorablement la dégradation de leurs conditions sociales, avec son cortège de chômage et de précarisation, sans compter probablement avec les dégradations supplémentaires intensifiées par la crise générale de la mondialisation capitaliste ? Il est trop tôt pour le dire ; mais on ne peut pas s’obstiner à ignorer que seule la cristallisation rapide d’une gauche radicale, allant bien au-delà de la revendication d’élections correctes, peut permettre une reprise des luttes pour un changement digne de ce nom. Il appartient à cette gauche radicale de savoir formuler une stratégie de démocratisation de la société qui irait bien plus loin que la simple tenue d’élections correctes, d’associer cette démocratisation au progrès social, ce qui implique l’abandon du modèle de développement en place, et de renforcer ses initiatives par une posture internationale indépendante et franchement anti impérialiste. Ce ne sont pas les monopoles impérialistes et leurs serviteurs internationaux (la Banque Mondiale, le FMI, l’OMC) qui aideront les pays du Sud à sortir des ornières ; c’est en se tournant vers de nouveaux partenaires du Sud que cela deviendra moins difficile.


Aucune de ces questions fondamentales ne paraissent préoccuper les acteurs politiques majeurs. Tout se passe comme si l’objectif final de la « révolution » avait été d’obtenir rapidement des élections. Comme si la source exclusive de légitimité du pouvoir résidait dans les urnes. Mais il y a pourtant une autre légitimité, supérieure - celle des luttes ! Ces deux légitimités sont appellées à des confrontations sérieuses à venir.

 

DES REFORMES MAITRISEES DE L’INTERIEUR SERONT-ELLES POSSIBLES EN ALGERIE ?


L’Algérie et l’Egypte ont été, dans le monde arabe, les deux pays d’avant-garde du premier « éveil du Sud », à l’époque de Bandoung, du Non Alignement et du déploiement victorieux de l’affirmation nationale post-coloniale, associé à d’authentiques réalisations économiques et sociales importantes et progressistes qui auguraient de belles possibilités d’avenir. Mais par la suite les deux pays se sont enlisés pour finalement accepter le « retour au bercail » des Etats et des sociétés dominées par l’impérialisme.

 

Le modèle algérien a donné des signes évidents d’une plus forte consistance, ce qui explique qu’il ait mieux résisté à sa dégradation ultérieure. De ce fait, la classe dirigeante algérienne demeure composite et divisée, partagée entre les aspirations nationales encore présentes chez les uns et le ralliement soumis à la compradorisation chez les autres (parfois même ces deux composantes conflictuelles se combinent chez les mêmes personnes !). En Egypte par contre, cette classe dominante est devenue intégralement, avec Sadate et Moubarak, une bourgeoisie compradore, ne nourrissant plus aucune aspiration nationale.

 

Deux raisons majeures rendent compte de cette différence. La guerre de libération en Algérie avait produit, naturellement, une radicalisation sociale et idéologique. Par contre en Egypte le nassérisme vient en fin de période d’essor du mouvement initié par la révolution de 1919, qui se radicalise en 1946. Le coup d’Etat ambigu de 1952 vient donc en réponse à l’impasse du mouvement. Par ailleurs, la société algérienne avait subi, avec la colonisation, des assauts destructifs majeurs. La nouvelle société algérienne, issue de la reconquête de l’indépendance, n’avait plus rien en commun avec celle des époques précoloniales. Elle était devenue une société plébéienne, marquée par une très forte aspiration à l’égalité.


Cette aspiration – avec la même force – ne se retrouve nulle part ailleurs dans le monde arabe, ni au Maghreb ni au Mashrek. Par contre, l’Egypte moderne a été construite dès le départ (à partir de Mohamed Ali) par son aristocratie devenue progressivement une « bourgeoisie aristocratique » (ou une « aristocratie capitaliste »). De ces différences découle une autre, d’une importance évidente, concernant l’avenir de l’Islam politique. Comme Hocine Belalloufi le montre (La démocratie en Algérie : réforme ou révolution ? ; ouvrage en cours de publication), l’Islam politique algérien (le FIS), qui avait dévoilé sa figure hideuse, a été véritablement mis en déroute. Cela certes ne signifie pas que cette question soit définitivement dépassée. Mais la différence est grande avec la situation en Egypte, caractérisée par la convergence solide entre le pouvoir de la bourgeoisie compradore et l’Islam politique des Frères Musulmans.

 

De toutes ces différences entre les deux pays découlent des possibilités différentes de réponses aux défis actuels. L’Algérie me paraît mieux placée (ou moins mal placée) pour répondre à ces défis, dans le court terme au moins. Des réformes économiques, politiques et sociales maîtrisées de l’intérieur me semblent avoir encore leurs chances en Algérie. Par contre, en Egypte, la confrontation entre « le mouvement » et le bloc réactionnaire « antirévolutionnaire » paraît devoir inexorablement s’aggraver.

 

L’Algérie et l’Egypte constituent deux exemples magistraux de l’impuissance des sociétés concernées, jusqu’à ce jour, à faire face au défi. L’Algérie et l’Egypte sont les deux pays du monde arabe qui sont des candidats possibles à « l’émergence ». La responsabilité majeure des classes dirigeantes et des systèmes de pouvoirs en place, dans l’échec des deux pays à le devenir, est certaine. Mais celle des sociétés, de leurs intellectuels, des militants des mouvements en lutte doit tout également être prise en sérieuse considération.

 

Le même espoir d’une évolution démocratique pacifique est il possible au Maroc ? J’en doute tant que le peuple marocain continuera à adhérer au dogme archaïque qui ne dissocie pas la Monarchie (de droit divin : « amir el mouminine ») de la nation. C’est sans doute là la raison pour laquelle les Marocains ne comprennent pas la question Sahraouie : les nomades fiers du Sahara ont une autre conception de l’Islam, qui leur interdit de s’agenouiller devant autre qu’Allah, fut il Roi.

 

LE DRAME SYRIEN


Le régime de Bashar el Assad n’est guère plus qu’une dictature policière accompagnant sa soumission aux exigences du « libéralisme » mondialisé. La légitimité de la révolte du peuple syrien n’est donc pas contestable. Il reste que la destruction de la Syrie constitue l’objectif des trois partenaires que sont les Etats Unis, Israel et l’Arabie Séoudite, qui mobilisent à cette fin les Frères Musulmans, voire leur procurent des armes. Leur victoire éventuelle – par l’intervention militaire étrangère ou sans elle – produirait l’éclatement du pays, le massacre d’Alaouites, de Druzes et de Chrétiens. Mais qu’importe. L’objectif de Washington et de ses alliés n’est pas de libérer la Syrie de son dictateur, mais de détruire le pays, comme il n’était pas de libérer l’Iraq de Saddam Hussein mais de détruire le pays.


La seule solution démocratique passerait par des réformes substantielles au bénéfice des forces populaires et démocratiques qui existent et refusent de se laisser enrôler par les Frères Musulmans. Si le régime s’avère incapable de le comprendre, rien n’arrètera la marche du drame de se poursuivre jusqu’à son terme. Il est amusant de savoir que ce sont désormais le Sultan de Qatar et le Roi d’Arabie Séoudite qui sont les champions de la promotion de la démocratie (chez les autres). Difficile de pousser la farce plus loin !

 

LA GEOSTRATEGIE DE L’IMPERIALISME ET LA QUESTION DEMOCRATIQUE


J’ai voulu montrer dans ce livre que la dépolitisation avait été décisive dans la montée en scène de l’Islam politique. Cette dépolitisation n’est certainement pas spécifique à l’Egypte nassérienne. Elle a été la pratique dominante dans toutes les expériences nationales populaires du premier éveil du Sud et même dans celles des socialismes historiques après que la première phase de bouillement révolutionnaire ait été dépassée. Dénominateur commun : la suppression de la pratique démocratique (que je ne réduis pas à la tenue d’élections pluripartites), c’est-à-dire du respect de la diversité des opinions et des propositions politiques et de leur organisation éventuelle.


La politisation exige la démocratie. Et la démocratie n’existe que lorsque la liberté est donnée aux « adversaires ». Dans tous les cas sa suppression, à l’origine donc de la dépolitisation, est responsable du désastre ultérieur. Que celui-ci prenne la forme de retours aux passéismes (religieux ou autres). Ou qu’il prenne celle de l’adhésion au « consumisme » et au faux individualisme proposée par les médias occidentaux, comme ce fut le cas chez les peuples de l’Europe orientale et de l’ex URSS, comme c’est le cas ailleurs également non pas seulement au sein des classes moyennes (bénéficiaires éventuels du développement) mais également au sein des classes populaires qui, faute d’alternative, aspirent à en bénéficier, même à une toute petite échelle (ce qui est évidemment parfaitement compréhensible et légitime).

 

Dans le cas des sociétés musulmanes, cette dépolitisation revêt la forme principale du « retour » (apparent) de l’Islam. L’articulation associant le pouvoir de l’Islam politique réactionnaire, la soumission compradore et la paupérisation par l’informalisation de l’économie de bazar n’est pas spécifique à l’Egypte. Elle caractérise déjà la plupart des sociétés arabes et musulmanes, jusqu’au Pakistan et au-delà. Cette même articulation opère en Iran ; le triomphe de cette économie de bazar avait été signalé dès le départ comme le résultat majeur de la « révolution khomeyniste ». Cette même articulation pouvoir islamique/économie de marché de bazar a dévasté la Somalie, désormais effacée de la carte des nations existantes (voir mon article sur le sujet, site de Pambazuka, 1/2/2011).

 

Que peut-on donc imaginer si cet Islam politique accédait au pouvoir en Egypte et ailleurs ?

 

Nous sommes envahis par des discours rassurants à cet effet, d’une incroyable naïveté, sincère ou fausse. « C’était fatal, nos sociétés sont imprégnées par l’Islam ; on a voulu l’ignorer ; il s’est imposé » disent les uns. Comme si ce succès de l’Islam politique n’était pas dû à la dépolitisation et à la dégradation sociale qu’on veut ignorer. « Cela n’est pas si dangereux ; le succès est passager et la faillite du pouvoir exercé par l’Islam politique amènera les opinions à s’en détacher ». Comme si les Frères en question étaient acquis au principe du respect des principes démocratiques ! Ce à quoi font semblant de croire Washington, les « opinions » fabriquées par les médias dominants et la cohorte des « intellectuels » arabes, par opportunisme ou absence de lucidité.

 

Non. L’exercice du pouvoir par l’Islam politique réactionnaire serait appelé à durer… 50 ans ? Et alors qu’il contribuerait à enfoncer les sociétés qu’il soumettrait chaque jour dans l’insignifiance sur l’échiquier mondial, les « autres » poursuivraient leurs avancées. Au terme de cette triste « transition » les pays concernés se retrouveront au bas de l’échelle de la classification mondiale.

 

La question de la politisation démocratique constitue, dans le monde arabe comme ailleurs, l’axe central du défi. Notre époque n’est pas celle d’avancées démocratiques, mais au contraire de reculs dans ce domaine. La centralisation extrême du capital des monopoles généralisés permet et exige la soumission inconditionnelle et totale du pouvoir politique à ses ordres. L’accentualisation de pouvoirs « présidentiels », d’apparence individualisés à l’extrême mais en fait intégralement soumis au service de la ploutocratie financière, constitue la forme de cette dérive qui annihile la portée de la défunte démocratie bourgeoise (elle-même renforcée un temps par les conquêtes des travailleurs) et lui substitue la farce démocratique. Dans les périphéries les embryons de démocratie, quand ils existent, associés à des régressions sociales encore plus violentes que dans les centres du système, perdent leur crédibilité.

 

Le recul de la démocratie est synonyme de dépolitisation. Car celle-ci implique l’affirmation sur la scène de citoyens capables de formuler des projets de société alternatifs, et non seulement d’envisager, par des élections sans portée, « l’alternance » (sans changement !). Le citoyen capable d’imagination créatrice disparu, l’individu dépolitisé qui lui succède est un spectateur passif de la scène politique, un consommateur modelé par le système qui se pense (à tort) individu libre. Avancer sur les chemins de la démocratisation des sociétés et de la repolitisation des peuples sont indissociables. Mais par où commencer ? Le mouvement peut être amorcé à partir de l’un ou de l’autre de ces deux pôles. Rien ici ne peut être substitué à l’analyse concrète des situations concrètes, en Algérie, en Egypte, tout comme en Grèce, en Chine, au Congo, en Bolivie, en France ou en Allemagne. A défaut d’avancées visibles dans ces directions le monde s’engagera, comme il l’est déjà, dans la tourmente chaotique associée à l’implosion du système. Le pire est alors à craindre.


* Samir Amin est directeur du Forum du Tiers monde

 

Source : 

http://www.pambazuka.org/fr/category/features/79533

 


Le monde arabe dans la longue durée, le printemps arabe ?,

Le temps des cerises, septembre 2011




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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 09:54

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DEBAT. Débat avec l’éditeur Thierry Discepolo et Michel (ex Gari) mercredi 15 février à 19h à la librairie Terra Nova autour de la trilogie "De Mémoire" de Jean-Marc Rouillan sur la lutte antifranquiste des groupes d’actions révolutionnaires internationalistes (GARI) à Toulouse dans les années 70. Terra Nova, 18 rue Gambetta

 


Pour lire des extraits:

 

"J'avais besoin de marcher ..." De mémoire (3), Jean-Marc Rouillan 

Une des dernières résolutions du Mil. Jean-Marc Rouillan, De mémoire (3)

Charlie Bauer. De mémoire (3), Jean-Marc Rouillan

La cour de sûreté de l'Etat. De mémoire (3), Jean-Marc Rouillan

"Franco has muerto". De mémoire (3), Jean-Marc Rouillan

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 22:08

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A LILLE

 

Libérez Georges Abdallah, le plus ancien prisonnier

 

politique, emprisonné en France depuis 28 ans !

 

Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste libanais qui, au sein de son organisation, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), a lutté avec acharnement contre les criminels impérialistes et leurs alliés sionistes.

En 1982, l'armée israélienne envahit le Liban. Massacres de masse (les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila en sont un exemple), liquidation des intellectuels par les services secrets israéliens, crimes contre l'humanité. La lutte populaire s'organise contre l'occupant.

 

Georges Ibrahim Abdallah, combattant de la cause palestinienne et libanaise, s'y engage résolument. Il est arrêté à Lyon en 1984 et en 1987, à la suite d'un montage policier et judiciaire et sous pression du gouvernement des Etats Unis, il est condamné à la réclusion à perpétuité, avec une peine de sûreté de 15 ans, pour "complicité" dans l'exécution d'un membre de la CIA et d'un agent du Mossad (services secrets israéliens) action revendiquée par les FARL (Fractions révolutionnaires armées libanaises

 

Libérable depuis 1999, il est actuellement incarcéré à Lannemezan ... libérable depuis 13 ans ! Le 28 décembre 2011, le préfet Yves Bonnet, ancien patron de la DST, ancien député, reconnaît dans cette incarcération de 28 ans "une vengeance d'État" et réclame la libération "du plus vieux prisonnier politique en France". Oui, fidèle à ses engagements, il n’a jamais rien renié de son combat pour la libération totale de la Palestine et la solidarité avec les peuples en lutte contre l’impérialisme et le sionisme.

l’État français et sa justice, aux ordres des États-Unis et d’Israël, ont refusé de le libérer malgré sept demandes de libération conditionnelle, toutes rejetées. Le motif : Georges Ibrahim Abdallah a conservé intactes ses convictions politiques.

Dans la décision de refus de sa liberté il est écrit : « ses convictions anti-israélienne et anti-impérialiste sont restées intactes ». Aujourd’hui en France, on reproche à Georges son engagement politique : c’est un prisonnier d’opinion !

Son pays se déclare prêt à l’accueillir, comme le consul libanais à Paris l’a encore réaffirmé il y quelques mois dans une lettre adressée au juge français chargé du dossier.

 

Alors, qu’attend le gouvernement libanais pour exiger la libération de son compatriote ?

 

Alors, qu’attend le gouvernement français pour enfin  libérer Georges Abdallah ?

 

L’aval des États-Unis ? L’autorisation d’Israël ?

 

A l’occasion de la visite officielle en France du Premier ministre libanais, Najib MIKATI, ce 9 février 2012, et alors qu’une nouvelle demande de libération vient d’être déposée, qu’une mobilisation de l’ensemble des forces progressistes libanaises prend de l’ampleur, en France les collectifs qui exigent la libération de Georges Abdallah appellent toutes les forces progressistes, antiracistes, anticapitalistes, anticolonialistes et anti-impérialistes à manifester ce jeudi 9 février.

 

MAINTENANT ÇA SUFFIT, LIBÉREZ GEORGES ABDALLAH !

Rassemblement à Lille jeudi 9 février, 18h30, place du Général de Gaulle (Grand Place)

 

Appel de : Comité solidarité Georges Lille - AFPS 59/62 - Comité Libérez Lesde soutien aux prisonniers et réfugiés politiques 59/62 – NPA - Comité solidarité Basque - L'Alliance Rouge et Noire - Génération Palestine - URCF-Nord - UJFP – Coordination communiste 59/62

 


A PARIS

pochoir george-ibrahim-abdallah

 

 

JEUDI 9 FÉVRIER :

TOUS DANS L’ACTION

POUR LIBÉRER

GEORGES ABDALLAH !

 

Chers amis, chers camarades,

A l’occasion de la visite officielle en France du Premier ministre libanais, Najib MIKATI, nous appelons toutes les forces progressistes, antiracistes, anticapitalistes, anticolonialistes et anti-impérialistes, à manifester concrètement le jeudi 9 février notre exigence de libération immédiate de Georges Abdallah.

Les déclarations récentes d’Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, viennent confirmer la machination juridico-politique qui a conduit au maintien en prison de Georges Abdallah depuis 28 ans.


Alors qu’une nouvelle demande de libération vient d’être déposée, et qu’une mobilisation de l’ensemble des forces progressistes libanaises prend de l’ampleur, il est de notre responsabilité de faire du 9 février un moment déterminant de la Campagne pour la libération de Georges Abdallah.


Nous appelons tous les collectifs et organisations partout en France à prendre toutes les initiatives adéquates.

 

A Paris, ce jeudi 9 février, seront organisés :


 une Conférence de Presse dans la matinée

et un RASSEMBLEMENT à 18h30

devant l’ambassade du Liban,

3, villa Copernic – Paris 16e

(métro : Victor Hugo)

 

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah 


A PAU

 

RASSEMBLEMENT pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (PAU, Òc)

09/02 février/heurèr, Acamp davant la perfectura(Pau), 18h, tà la liberacion immediata de Georges Ibrahim Abdallah

Rassemblement devant la préfecture( Pau), 18h pour la libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah.


A l’occasion de la venue du premier ministre libanais, Najib Mikati le 9 février à Paris, avec l’AFPS et d’autres signataires, nous appelons à manifester pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique Libanais, combattant de la cause palestinienne, est détenu depuis...28 ans ! Le plus vieux prisonnier politique dans l’État français est victime "d’une vengeance d’Etat" Actuellement incarcéré à Lannemezan (Lanemesa), Georges Ibrahim Abdallah est, légalement, libérable depuis 12 ans (depuis 1999) !

 

Rappel : Rassemblement devant la mairie(Pau) en Soutien/Solidaritat aux familles Rroms, qui vivent dans la précarité(cabane) sur le terrain Bidegain(Pau), à 17h30.

LIBERTAT Bearn


libertatbearn.wordpress.com | libertat.org

 


A BORDEAUX,

ce jeudi 9 février, est organisé :
- un rassemblement à 18 heures, place de l’hôtel de ville (tram : Hôtel de ville, lignes A et B)


A MARSEILLE

à 18h30 à l’angle de Belsunce et de la Canebiere.
Rassemblements pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
Comité PACA solidarité Georges Ibrahim Abdallah

Jeudi 9 Février 2012 : appel national à la libération de Georges Abdallah

pochoir george-ibrahim-abdallah

 

A l'occasion de la venue à Paris du Premier ministre libanais Najib Mikati, des rassemblements sont organisés dans plusieurs villes de France, ce jeudi 9 février, pour exiger la libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah. 

Ci-joint les lieux, appels et signataires : 

- A Lille : Place du Général de Gaulle à 18h30 (lire l'appel  ici)

- A Bordeaux : Place de l'Hôtel de Ville à 18h (lire l'appel ici)

- A Marseille : Angle Belsunce/Canebière à 18h30 (lire l'appel  ici)

- A Paris : devant l'ambassade du Liban, rue Copernic Paris 16e (lire l'appel ici)

 

28 ANS ÇA SUFFIT !

LIBÉREZ GEORGES ABDALLAH !

 


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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 23:25

Pour consulter le blog:linter.over-blog.com

 


Le combat contre le refus de donner son ADN reste apparemment central pour le pouvoir et la justice de classe. Xavier Mathieu a finalement été condamné en appel.

 

Mais sa déclaration en sortant de l'audience en janvier et les mots qu'il a prononcés à l'annonce de sa condamnation restent la meilleure et la plus belle des réponses.

 

"Ce sont des vautours. Mais les vautours se nourrissent de proies mortes

et je ne suis pas encore mort!"

 

"On lâche rien!" Déclaration de Xavier Mathieu.

4 janvier 2011

 

"Ce qui me conduit aujourd'hui devant ce tribunal est le simple fait d'avoir refusé au nom de mes droits et de mes libertés individuels de me soumettre à un test ADN dont le seul but est d'aller agrandir un fichier prévu au départ pour les violeurs, pédophiles et criminels en tout genre, et élargi en 2003 par Sarkozy à tous les délits pénaux et rendant coupable et condamnable tout militant syndical mais aussi associatif et politique dans le seul but, vous l'aurez compris, de pouvoir continuer sa politique sécuritaire, totalitaire et liberticide au service des capitalistes, patrons de multinationales, des banquiers et autres escrocs de la spéculation". Je vous ai dit tous les délits pénaux. Pardonnez mon erreur, sauf un, les délits financiers. Et bien oui, vous comprendrez bien que ces gens, ainsi que les puissants dont ils sont à la botte, n'allaient pas prendre le risque de se mettre dans la merde avec leur propre loi.

 

Je suis syndicaliste et fier de l'être. Et cette criminalisation est un amalgame dangereux et insupportable pour le militant syndical que je suis depuis plus de vingt-cinq ans. Agir dans la désobéissance civile est pour moi une nécessité et un acte de résistance  vital. C'est exactement ce qu'a reconnu le tribunal de Compiègne en me relaxant, en considérant que les manifestations des travailleurs pour défendre leurs droits, y compris celle de la sous-préfecture, ne pouvaient être assimilées à un délit, et refusant dans le même temps de me juger comme un délinquant. 

 

C'est pour cela justement que je m'oppose à cette loi inique car je refuse d'être montré comme un délinquant, dont le seul délit est d'avoir défendu nos emplois, nos droits et une seule chose que nous possédons tous, nous, notre dignité.

 

Mais l'Etat a décidé de poursuivre cet acharnement judiciaire à mon égard en faisant appel de cette courageuse décision sans tromper personne. Nous savons tous qu'en s'attaquant à un des porte-parole des ouvriers de Continental,  ils tentent de leur faire payer à tous d'avoir osé relever la tête, d'avoir été au combat et d'avoir réussi à les faire plier ainsi que les dirigeants voyous de cette multinationale qui n'ont eux jamais été inquiétés par la justice.

 

Le combat aujourd'hui n'est pas seulement celui de Xavier Mathieu, ni même uniquement celui des Conti, mais celui de la survie du droit de lutte syndical, associatif, politique, du droit à la contestation, celui de la résistance, du refus de la résignation. Nous devons nous battre contre cette loi qui n'a pour  seul but suprême que d'anéantir la véritable identité française dont je revendique notre tradition révolutionnaire, ce formidable pouvoir de résistance exercé par nos aïeux lors de la Commune de 1871 dont nous avons fêté les 140 ans en 2011, les résistants de la Seconde guerre mondiale qui ont battu, combattu le fascisme et le nazisme, dont l'odeur nauséabonde nous remonte dans les narines ces temps-ci, ceux du Conseil national de la résistance, ceux de 36, de 68, ceux du Larzac, de Plogoff, de la sidérurgie, des Chaussons, des mineurs, des agents de sécurité de Roissy, etc, etc ...  


La défense de cette jurispridence du tribunal de Compiègne doit être protégée et confirmée ici par le tribunal d'Amiens. C'est pour cela que nous avions fait appel aussi à toutes les directions syndicales de ce pays. Les absents ne l'ont sûrement pas compris.

 

En tant qu'humaniste, je suis dans l'obligation de me poser cette question qui m'horrifie et me hante : il existait déjà ce genre de fichier durant la seconde guerre mondiale où y étaient inscrits les tziganes, les rroms, les juifs, les communistes, les homosexuels. Et quand on sait le sort réservé à ces populations, qu'aurait fait Hitler avec ce genre de fichiers entre les mains? Serions-nous tous blonds aux yeux bleus? Lorsque l'on sait aujourd'hui grâce à des travaux et des témoignages comme celui qui va être fait à la barre à mon procès  aujourd'hui par Catherine Bourgrain, généticienne à l'INSERM, qu'il est possible par ces prélèvements de définir les origines géographiques et dans le même temps la couleur de peau des personnes prélevées et aussi leurs futures maladies potentielles, qui nous garantit que ces fichiers ne tomberont pas dans les mains un jour de partis fascistes ou dans les mains de compagnies d'assurance qui se garantiront de n'assurer que des personnes sans risques?

 

La seule véritable façon d'arrêter cette procédure ainsi que toutes celles de mes camarades en bagarre en France et en outre-mer, victimes des mêmes attaques est de supprimer ou changer cette loi. Il faudra pour cela être des millions de personnes dans la rue, pour l'exiger ou bien que ceux qui les votent et les mettent en place, s'engagent à le faire, je parle bien entendu des politiques élus, c'est pour cela que nous avons fait appel à tous les présidentiables de 2012 de sensibilité de gauche. Presque tous ont répondu présents. 

 

Le combat des Conti a été qualifié en France d'exemplaire par les travailleurs et les observateurs. Il a été aussi pour plusieurs raisons connu et inconnu de tous. Mais la raison suprême était que nous avons su au coude à coude créer un front commun avec nos ressemblances et surtout nos différences, même parfois de taille.

 

Amiens, 4 janvier 2011. Xavier Mathieu.

Déclaration avant son entrée au tribunal lors du procès en appel pour son refus de donner son ADN

 

Transcrit par linter.over-blog.com 


linter estime que cette déclaration est exemplaire. Nous en avons fait la transcription à partir de la vidéo de Mourad Laffitte, dont nous redonnons le lien ici. Elle est de grande qualité à la fois politique et sensible.

 

http://www.dailymotion.com/video/xng1p1_proces-en-appel-de-xavier-mathieu_news?start=788#from=embediframe

  Publié le 4 février 2012

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 22:53

  Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

C'est très important.

 

Selon son avocat, Sonja Suder a été amenée à récuser les juges chargés de son procès, car ceux-ci, lors de la décision de son maintien en détention, se sont appuyés sur les déclarations de Hans-Joachim Klein. Or, ce sont les seuls éléments d'accusation contre elle et Hans-Joachim Klein est un témoin des plus contestables puisqu'il a arraché sa propre liberté contre des témoignages chargeant d'autres militants et que ses déclarations en 2001 contre un militant avaient elles aussi aussi conduit à un procès, qui s'était soldé .... par un acquittement. La Cour avait jugé alors ses accusations peu fiables.

 

En s'appuyant sur ces déclarations, les juges ont preuve avant même le procès d'une évidente partialité. Ce qui a entraîné la décision de Sonja Suder.

 

Ci-dessous la déclaration de son avocat.

 

  Soli-fr-Sonja-und-Christian-auf-der-Silvesterdemo-in-Berlin


Richter schon vor Eröffnung des Verfahrens abgelehnt

P R E S S E E R K L Ä R U N G Rechtsanwalt Hartmann, Köln, 2.2.2012

 

Im Verfahren wegen Beteiligung an dem Opec-Überfall im Jahre 1975, hat Frau Suder die Richter wegen Befangenheit abgelehnt. Wie der Verteidiger Rechtsanwalt Hartmann mitteilte, hat das Richterkollegium in Frankfurt/Main unter Vorsitz der Richterin am Landgericht Stock in einer Haftverlängerungs-Entscheidung noch vor Eröffnung des Hauptverfahrens deutlich gemacht, dass es nach dem bisherigen Stand den Kronzeugen Klein für glaubwürdig hält.


 

Hans Joachim Klein hatte in unterschiedlichen Aussagen Frau Suder bezichtigt, ihn angeworben zu haben und beschuldigt, Waffen (die nicht benutzt wurden) für den Überfall transportiert zu haben. Klein ist das einzige Beweismittel, auf das sich die Anklage stützt. Selbst die Staatsanwaltschaft weist in ihrer Anklage auf sein wechselndes Aussageverhalten hin. Das Schwurgericht in Frankfurt/Main hatte nämlich im Jahre 2001 in einer ausführlichen Urteilsbegründung festgestellt, dass erhebliche Zweifel an der Glaubhaftigkeit von Kleins Angaben angebracht sind. Es hat darum auch einen von Klein belasteten Mitangeklagten freigesprochen. Über diese Zweifel setzt sich nun die Kammer in ihrer Haftverlängerungs-Entscheidung hinweg. Der Befangenheitsantrag stützt sich im Wesentlichen auf drei Punkte.


1.    Obwohl Klein nie davon gesprochen hat, dass Frau Suder bei der konkreten Anwerbung überhaupt dabei gewesen ist, schreiben die abgelehnten Richter, dass es (noch) „nicht völlig gesichert“ sei, ob Frau Suder bei dieser Anwerbung dabei gewesen wäre

.
2.    An anderer Stelle haben die abgelehnten Richter dem Kronzeugen Klein eine Aussagekonstanz zugute gehalten. Dies geschah gegen die Aktenlage, denn eine Aussagekonstanz hat es gerade nicht gegeben. Dies hat auch das Schwurgericht in der Entscheidung aus dem Jahre 2001 so gesehen. Klein hatte seine bisherige Aussage in der damaligen Hauptverhandlung geändert. Er habe von dem Waffentransport von Frau Suder nur gehört. Am nächsten Verhandlungstag änderte er die Aussage wieder dahingehend, er habe Frau Suder in Wien gesehen. Die abgelehnten Richter glauben ihm dies offensichtlich, und das, ohne die Überprüfung in einer Hauptverhandlung erst abzuwarten. „Sie halten“ damit, wie es in dem Befangenheitsantrag heißt, „einem eingestandenen Lügner einen uneingeschränkten Wahrheitswert seiner Angaben zu Gute und zwar zu Lasten der Angeschuldigten“.

 
3.    Obwohl Klein in keiner formellen Vernehmung vor der Hauptverhandlung davon gesprochen hatte, dass von Frau Suder überhaupt Sprengstoff transportiert worden ist, „interpretieren“ die  abgelehnten Richter eine bloß formelhafte Wendung in dem früheren Urteil zu ihren Lasten. Als Anhaltspunkt dient ihnen dabei offensichtlich eine Passage in einem Buch von Klein, das nach seinen eigenen Angaben viele Lügen enthält, um andere Leute zu schützen.


Der Antrag fasst daher zusammen: „Von daher erscheint es nachvollziehbar, dass Frau Suder nicht nur die Besorgnis der Befangenheit der abgelehnten Richter hegt, sondern von dem Verlust der Unparteilichkeit ausgehen muss“.


Über den Antrag werden in den nächsten Tagen andere Richter des Landgerichts Frankfurt/Main entscheiden.


Für Rückfragen steht Rechtsanwalt Hartmann unter den Telefonnummern 0221-544077 und 0160-2760818 (Mailbox und Rückruf) zur Verfügung.
Hartmann
Rechtsanwalt

 

 

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2